Les justicières de Zoopolis poursuivent les cirques de leur haine

Ni les confinements, ni même la crise sanitaire n’auront eu raison de la haine que Mme Amandine Sanvisens et son groupuscule hystérisé de 200 adhérents vouent aux artistes de cirques, à leur 13 millions de spectateurs et aux citoyens itinérants.

Ce groupuscule, souvent relayé par Sputnik (média d’extrême-droite), poursuit régulièrement le Cirque de Rome devant la Justice et aussi dans la rue, de ville en ville, en attisant la haine de militants crédules avec de fausses informations, des calomnies et des énormités dignes des pires heures de l’histoire de France.

La liberté d’expression, et donc de manifester, n’est pourtant pas la liberté de mentir, d’affabuler et de mépriser des artistes. Tout individu est responsable de ces actes et de ses paroles, et peut être amené à en répondre devant un tribunal.

La liberté d’expression est aussi et d’abord celle des artistes. Ils doivent pouvoir représenter leur spectacle sans subir les quolibets de ces haineux.

Il n’y a aucune raison particulière de manifester juste à côté d’un cirque, en le poursuivant de ville en ville, pour demander une loi au législateur. Ce type de comportement confine à la provocation pure et simple, et n’est pas acceptable en démocratie.

Nous le disons depuis 4 ans : il faut que cela cesse.

D’ailleurs, le harcèlement de Zoopolis n’a pas fait plier la mairie de Val d’Hazey (Eure), qui se fiche éperdument des prétendues leçons de morale de Mme Sanvisens :

Le maire, Philippe Colas, défend le cirque avec des animaux : « Je n’ai pas l’impression d’être à contre-courant… On a le droit de ne pas aimer cela, mais ce n’est pas l’opinion de tout le monde. Je pense que cela fait partie de la vie d’un cirque, donc on continuera tant que l’on a le droit », clame l’élu, face au chapiteau rouge et blanc » (France Bleu Normandie).

Lien ici

Si l’État ne protège pas suffisamment les cirques contre ces excités, il est juridiquement responsable d’une atteinte à la liberté d’expression artistique, qui est un droit constitutionnel et même conventionnel (CEDH, 24 mai 1988, Müller c/ Suisse, req. n° 10737/84). La liberté d’expression artistique est en effet un droit protégé par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Le droit de manifester est certes un droit constitutionnel, mais la liberté d’expression artistique est plus que cela. L’État se doit de faire respecter entièrement et efficacement cette liberté : nous ne voulons pas de manifestation dans la même ville que celle où un cirque se produit. Cela rappelle d’une certaine manière les attroupements devant les commerces juifs, dans l’Allemagne des années trente. On sait où cela a mené.

La Cour européenne des droits de l’homme énonce ainsi que « ceux qui créent, interprètent, diffusent, ou exposent une œuvre d’art contribuent à l’échange d’idées et d’opinions indispensables à une société démocratique. D’où l’obligation, pour l’État, de ne pas empiéter indûment sur leur liberté d’expression » (CEDH, 24 mai 1988 préc.).

Nous veillerons à ce que le droit de création artistique soit respecté, y compris en saisissant la justice, le cas échéant. C’est dit.

Actu Essonne, 5 juillet 2021

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