404 communes contre les cirques ? Mensonge !

One-Voice ment
2018 : ce tableau réalisé par One-Voice est mensonger. Vous pouvez télécharger ci-dessous les arrêtés et délibérations qui le prouvent pour ces villes.
Cliquez pour agrandir le tableau

Les groupuscules animalistes prétendent que 404 communes sur 35.000, soit 1,1 % des communes, auraient interdit les cirques avec animaux en France (v. ici par exemple) : c’est faux.

Ce nombre de 404 se décomposerait en une centaine d’interdictions et environ 300 vœux. C’est infinitésimal (1,1%), mais faux : en réalité, c’est moins que ça !

1° Il reste 37 décisions d’interdiction, pas 100 !

Nous démontrons ici, ville par ville, preuve à l’appui, que les animalistes mentent et trompent les journalistes. Seules 37 communes sur les 100 communes qu’ils revendiquent interdisent encore les cirques (illégalement). Donc 63 communes sont inscrites mensongèrement dans leurs listes.

Cette liste de 63 communes se décompose en deux sous-parties :

A) 39 communes n’interdisent pas les cirques, contrairement aux affirmations des animalistes

B) 24 communes sont devant un tribunal et vont être condamnées

*

A) 39 communes n’interdisent pas les cirques, contrairement aux affirmations des animalistes

La fameuse liste des 100 communes ayant prononcé une interdiction des cirques, revendiquée par Code animal, est mensongère. La preuve ici :

1. Ajaccio – Les animalistes font croire que la ville d’Ajaccio interdirait actuellement les cirques avec animaux ; c’est faux.

Lire la décision du Tribunal administratif du 27 novembre 2018

2. Bastia – Les animalistes font croire que la ville de Bastia interdirait actuellement les cirques avec animaux ; c’est faux.

Le 15 mars 2018, le maire de Bastia a retiré son arrêté.

3. Aups – Les animalistes font croire que la commune d’Aups interdirait actuellement les cirques avec animaux ; c’est faux.

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4. Barentin – Les animalistes font croire que la commune de Barentin interdirait actuellement les cirques avec animaux ; il n’y a aucune décision (arrêté ou délibération) en ce sens.

5. Canet-en-Roussillon – Les animalistes font croire que la commune de Canet-en-Roussillon interdirait actuellement les cirques avec animaux ; c’est faux.

Arrêté de Canet-en-Roussillon annulant son interdiction

6. Carros – Les animalistes, repris par Var-Matin, font croire que la commune de Carros interdirait actuellement les cirques avec animaux ; c’est faux.

Arrêté de Carros annulant son interdiction

7. Creil – Les animalistes font croire que la commune de Creil interdirait actuellement les cirques avec animaux ; c’est faux, et depuis longtemps.

Lire la lettre et l’arrêté de la ville de Creil

8. Fécamp – Les animalistes font croire que la commune de Fécamp interdirait actuellement les cirques avec animaux ; c’est faux.

Arrêté de Fécamp retirant son interdiction

9. Gainneville – Les animalistes font croire que la commune de Gainneville interdirait actuellement les cirques avec animaux ; c’est faux.

Abrogation de la délibération de Gainneville

10. Hoenheim – Les animalistes font croire que la commune de Hoenheim interdirait actuellement les cirques avec animaux ; c’est faux.

Déliberation du 9 avril 2018 retirant l’interdiction

11. Joeuf – Les animalistes font croire que la commune de Joeuf interdirait actuellement les cirques avec animaux ; c’est faux.

Lire le jugement du 22 mai 2018 condamnant la commune de Joeuf

12. La Ciotat – Les animalistes font croire que la commune de La Ciotat interdirait actuellement les cirques avec animaux ; c’est faux (et depuis 4 ans !).

Lire la décision du Tribunal administratif de Marseille condamnant La Ciotat 25 juillet 2016

13. L’Arbresle – Contrairement à ce que font croire les animalistes, la commune de L’Arbresle n’interdit pas les cirques avec animaux.

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14. La Riche – Contrairement aux affirmations des animalistes, la commune n’a pris aucune délibération ou aucun arrêté pour interdire l’installation de cirques hébergeant des animaux dans les cirques. C’est faux.

15. Lège Cap-Ferret – La commune de Lège Cap-Ferret n’interdit plus les cirques avec animaux.

Lire l’ordonnance du Tribunal administratif de Bordeaux concernant Lège Cap Ferret

16. Le Perray-en-Yvelines – À la suite du recours engagé par l’Association de défense des cirques de famille, la commune a abrogé son arrêté d’interdiction.

Lire l’arrêté d’abrogation du maire du Perray-en-Yvelines

17. Lillers – La commune de Lillers n’interdit plus les cirques avec animaux.

Lire la délibération de la commune de Lillers

18. Louveciennes – Contrairement aux allégations des groupuscules, cette commune n’a pris aucune interdiction à l’égard des cirques hébergeant des animaux.

C’est faux.

19. Luc-en-Provence – L’arrêté pris par le maire FN, soutenu par les animalistes, a été annulé pour abus de pouvoir par le Tribunal administratif de Toulon le 27 décembre 2017. À l’heure actuelle, aucun arrêté n’interdit l’installation de cirques hébergeant des animaux au Luc.

Lire le jugement au fond du Tribunal administratif de Toulon du 28 decembre 2017

20. Machilly – Les animalistes font croire que la commune de Machilly interdirait actuellement les cirques avec animaux ; c’est faux.

Délibération du 11 juin 2018 retirant l’interdiction

21. Magny-le-Hongre – Les animalistes font croire que la commune de Magny-le-Hongre interdirait actuellement les cirques avec animaux ; c’est faux.

Lire la décision de la ville de Magny-le-Hongre

22. Marcilly d’Azergues – Les animalistes font croire que la commune de Marcilly d’Azergues interdirait actuellement les cirques avec animaux ; c’est faux.

Lettre du maire annonçant l’abrogation de la délibération

23. Marseillan – Les animalistes font croire que la commune de Marseillan interdirait les cirques avec animaux depuis décembre 2017 ; voilà l’extrait du site de Code animal :

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Ci-dessus, extrait du site qui prétend que Marseillan interdirait les cirques hébergeant des animaux (copie-écran faite le 23 novembre 2018).

Et ci-dessous la preuve que c’est faux :

Lire le compte-rendu du conseil municipal de Marseillan

24. Mauguio – Les animalistes font croire que la commune de Mauguio interdirait actuellement les cirques avec animaux.

C’est faux.

25. Montigny-en-Ostrevent – Contrairement aux allégations des animalistes, cette commune n’a pris aucune interdiction à l’égard des cirques hébergeant des animaux.

C’est faux.

26. Mourenx – Les animalistes font croire que la commune de Mourenx interdirait actuellement les cirques avec animaux ; c’est faux.

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Ci-dessus, ce que prétend le site de Code animal (copie écran faite le 23/11/18).
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La réalité : l’arrêté n’était pas du 14 mars mais du 15 juin 2017, et a été immédiatement retiré. La mention fausse de la commune de Mourenx dans la liste de ce site animaliste est, elle, toujours présente ; comme si Mourenx interdisait les cirques avec animaux…

27. Richelieu – Les animalistes font croire que la commune de Richelieu interdirait actuellement les cirques avec animaux ; c’est faux.

Retrait de la déliberation de la Ville de Richelieu

28. Roquebrune-sur-Argens – Les animalistes font croire que la commune de Roquebrune-sur-Argens interdirait actuellement les cirques avec animaux ; c’est faux.

29. Salies-de-Béarn – Les animalistes font croire que la commune de Salies-de-Béarn interdirait actuellement les cirques avec animaux ; c’est faux.

Lire la décision du Tribunal administratif de Pau du 12 novembre 2018

30. Tourcoing – Contrairement aux affirmations du site Internet déceptif « cirques-de-france » et des animalistes, la ville de Tourcoing accueille bien des cirques détenant des animaux. La preuve ci-dessous :

« Tourcoing – Le cirque Zavatta pose son chapiteau rue de l’Yser » (La Voix du Nord, 22 novembre 2018)

31. Villerupt (délibération). Contrairement aux affirmations des animalistes, la délibération d’interdiction du 27 février 2017, attaquée par l’Association de défense des cirques de famille, a été abrogée le 11 décembre 2017 : c’est faux.

Lire la délibération du 11 decembre 2017

32. Combrit-Sainte-Marine. Contrairement aux affirmations de la presse, manipulée par les activistes, le charmant village breton a abrogé sa décision d’interdiction.

Délibération retirant l’interdiction

33. Lagny-sur-Marne. Les animalistes font croire que la commune interdit toujours les cirques avec animaux alors que le Tribunal administratif de Melun a annulé la délibération dans un jugement du 13 mars 2020.

Jugement du 13 mars 2020

34. Lescar. Contrairement aux fausses listes propagées par les groupuscules animalistes, Lescar n’interdit pas les cirques sur son territoire.

Arrêté du maire abrogeant son interdiction

35. La Chèze. La commune de La Chèze a été condamnée pour avoir osé interdire les représentations de cirques sur son territoire.

Lire l’article du Télégramme

36. Lizy-Sur-Ourcq. Contrairement aux informations erronées des défenseurs de la soi-disant cause animale, relayées par des journalistes peu professionnels, la commune a renoncé à interdire les cirques hébergeant des animaux.

Ci-joint la lettre du maire de Lizy-sur-Ourcq reconnaissant l’illégalité de sa décision

37. Les Pennes-Mirabeau. Contrairement aux fausses informations propagées, la commune n’interdit pas actuellement les cirques hébergeant des animaux.

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38. Yerres. Contrairement aux allégations des groupuscules animalistes, l’arrêté du 29 mars 2017 interdisant la présentation d’animaux au public a été abrogé par l’arrêté n°2017/366 du 6 septembre 2017. Voilà ci-dessous ce qu’indiquent mensongèrement les sites Code animal et Politique animaux :

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En 2020, les sites Code animal et Politique animaux prétendent mensongèrement que la ville d’Yerres interdit les cirques avec animaux alors que cette interdiction a été levée le 6 septembre 2017 !

Et voilà l’arrêté du 6 septembre 2017 (source officielle) ici

39. Pessac. Contrairement aux listes fausses de Code Animal, Pessac a été condamnée en 1ère instance et en appel pour avoir voulu interdire les cirques avec animaux. Code Animal le sait très bien et ment sciemment.

La preuve ici.

Sur les 100 communes ayant soi-disant interdit les cirques avec animaux, il y en 39 qui se trouvent à tort dans les listes des groupuscules animalistes. 24 communes ayant pris de tels arrêtés sont par ailleurs devant un tribunal.

B) 24 communes sont devant un tribunal

Les 24 communes suivantes font l’objet d’un contentieux, au stade de la mise en demeure ou à l’instruction devant un tribunal, à l’initiative des cirques français. L’issue de ces contentieux est connue d’avance : toutes les décisions d’interdiction seront annulées. Toutes.

  1. Echirolles
  2. Esbly
  3. Furiani
  4. Hayange
  5. Hénin-Beaumont
  6. Homécourt
  7. Hussigny-Godbrange
  8. Lieusaint
  9. Megève
  10. Montpellier
  11. Quincy-Voisins
  12. Rilhac-Rançon
  13. Romilly-sur-Seine
  14. Roncq
  15. Saint-Michel-sur-Orge
  16. Sciez-sur-Léman
  17. Vence
  18. Villeneuve-Loubet
  19. Viry-Chatillon
  20. Yutz
  21. Beauvais
  22. Carpentras
  23. Divonne-les-Bains
  24. Vitrolles

*

2° Il y a 100 vœux anti-cirques, pas 300 !

Depuis quelques mois, des maires influençables ont été convaincus d’adopter des vœux anti-cirques.

Ces vœux anti-cirques se subdivisent eux-mêmes en trois catégories : (1) les vœux inexistants comme à Angers (Angers n’a adopté aucun vœu et nous mettons au défi tout lecteur de ces lignes de nous prouver le contraire). (2) Les vœux qui dissimulent des décisions d’interdiction comme à Biache-Saint-Vaast ou à Lagny-sur-Marne (dont la délibération a été annulée le 13 mars 2020 par le Tribunal administratif de Melun) et, enfin, (3) les vrais vœux comme une centaine de communes en ont adopté sur 35.000. Seuls ces derniers peuvent être comptabilisés et il y en a moins de 100 sur les 300 revendiqués par les agités frénétiques de la cause animale.

À noter que l’émission d’un vœu par le conseil municipal ne lui permet pas ensuite d’interdire un quelconque cirque sur son territoire : c’est illégal, comme le montre cette décision, rendue le 14 mars 2018 contre la ville de Montreuil (93).

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Un vœu ne peut servir de fondement à l’interdiction d’un cirque : c’est illégal.

Au total, 63 communes sont mentionnées mensongèrement dans les listes animalistes. Il n’y a pas 100 communes ayant édicté une interdiction sur la liste de ces groupuscules, mais 37 seulement (et encore : ces communes sont peu à peu contraintes à retirer leurs décisions).

Ainsi, sur 35.000 communes françaises, seules 37 interdisent encore réellement les cirques avec animaux, soit 0,11 % des communes.

Enfin, comme on l’a vu, seules 100 communes (et non 300) ont adopté un vœu demandant au législateur d’adopter une loi, soit 0,29 %.

Au total, il reste 37 communes ayant interdit les cirques et 100 ayant formulé un voeu anti cirques, soit 137, pas 404 !

Les groupuscules animalistes qui propagent de faux chiffres mentent, et les journalistes qui les relayent sans les vérifier (ce qui est la base du journalisme) commettent une faute professionnelle. Ces « infox », à force d’être répétées alors que nous produisons ici les preuves du contraire, pourraient finir par valoir à leurs auteurs des poursuites judiciaires pour dénigrement.

CQFD.

Sous le feu des projecteurs

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