Comme il fallait s’y attendre, le maire de Villers-sur-Mer continue à jouer au matamore dans la presse régionale. C’est son droit. En revanche, contrairement à ce qu’il croit, il n’y a pas de sens de l’histoire et de combat perdu d’avance. L’Association de défense des cirques de famille a gagné la totalité des contentieux qu’elle a engagés contre des arrêtés ou des délibérations similaires à ceux de cette commune.
Contrairement à ce qu’indiquent faussemement les médias, seuls 57% des Français sont favorables à une interdiction de la présence d’animaux sauvages dans les cirques (43% des Français souhaitent donc le maintien de la présence des animaux sauvages dans les cirques). Ce chiffre est issu d’un sondage réalisé l’an dernier pour la fameuse initiative dite du référendum pour les animaux. Cette proposition d’interdiction était d’ailleurs celle qui recueillait le moins de suffrages parmi les six proposées aux Français. Il y a donc loin de la coupe aux lèvres et les cirques français ne se laisseront pas sacrifier sur l’autel de la bien-pensance animaliste, écologiste ou boboïsante. Ils ont 13 millions de spectateurs, c’est-à-dire plus que le théâtre ou l’opéra, et ces spectateurs ont le droit de choisir librement les spectacles ayant leur préférence, que cela plaise ou non au maire de Villers-sur-Mer ; la censure n’existe plus en France. Par ailleurs, les cirques français sont dans leur immense majorité exemplaires en matière de bien-traitance animale. Il suffit de visiter une ménagerie pour s’en convaincre. Mais convenons qu’il est difficile d’apprécier réellement la vie des animaux de cirques depuis les bureaux feutrés d’un cabinet d’avocats parisien…
Le jugement du 13 juillet 2021 ayant donné entièrement raison aux cirques contre le maire de Villers-sur-Mer, l’Association de défense des cirques de famille a demandé aujourd’hui, par lettre recommandé AR, au maire de Villers-sur-Mer de faire retirer sans délai la mention de la Charte pour le respect du monde animal à Villers interdisant la présence de cirques dans la commune (art. 3 de la Charte, point 7).
Si cette mention n’est pas retirée, l’Association en référera au préfet du Calvados et au président du Tribunal administratif de Caen, comme le prévoient les dispositions de l’article L.911-4 du code de justice administrative, afin que cette mention soit retirée, au besoin sous peine d’astreinte.
Voilà une affaire qui, outre le coût du prestigieux cabinet d’avocats international auquel la commune a fait appel va coûter cher au contribuable, surtout si l’on considère que le maire a annoncé son intention de faire appel. Nul doute qu’au terme de la procédure, le maire aura dépensé près de 25.000 euros en pure perte, pris sur le dos du contribuable. Ces dépenses pharanoïques pour un combat qui est déjà perdu, puisque le jugement du 13 juillet a donné tort au maire, sont-elles du goût des contribuables villersois ?
Une question subsidiaire se pose : comment ce cabinet a-t-il été choisi ? Et pourquoi ce cabinet-là et pas un autre ? Nous invitons les Villersois à se poser sérieusement la question. La réponse est intéressante.
Dans l’immédiat, nous exigeons le retrait de la mention litigieuse de la Charte, appel ou pas appel, puisque les jugements de tribunaux administratifs sont exécutoires de plein droit nonobstant appel.
À bon entendeur.
TRES BIEN LA LOI A LA LOI
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