Dans La Dépêche Vétérinaire n°1425 du 8 février 2018, les dirigeants du Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral (la majorité des vétérinaires) ont décidé de répondre aux fondamentalistes fanatisés de la cause animale, dans une tribune que nous reproduisons ici.
On notera avec intérêt qu’aucun vétérinaire ne fait partie des instances dirigeantes de ces groupuscules animalistes. Et qu’aucune des dirigeantes de ces groupuscules ne justifie de réelles compétences en matière animalière (Brigitte Bardot, Julie Lasne, Muriel Arnal, Amandine Sanvisens, Alexandra Morette, Réa Hutin…).
Voici cette tribune :
« Les organisations professionnelles vétérinaires sont interrogées par One-Voice pour connaître leur position concernant l’avis de la Fédération vétérinaire européenne (FVE) sur la question de la présence des animaux sauvages dans les cirques itinérants (ie : avis de juin 2015).
Il doit être affirmé ici clairement que le but de la démarche de l’association One-Voice est d’aboutir à l’interdiction de toute présence animale dans les spectacles et que nous ne partageons pas cet objectif.
Les vétérinaires, représentés par le SNVEL, interviennent dans l’ensemble des lieux de présence des animaux pour apporter les soins que leur état nécessite. Ce sont leurs interventions qui assurent le respect d’un aspect fondamental du bien-être animal : l’accès aux soins.
La question posée doit tout d’abord être bordée par deux définitions :
- celle des animaux sauvages : quels sont les animaux visés ? La faune sauvage captive issue de la reproduction en captivité ne relève pas de cette définition ; or, la quasi-totalité des animaux présentés par les cirques sont issus de ce mode de reproduction et, en aucun cas, prélevés dans le milieu naturel ;
- celle des cirques itinérants : quelle réalité recouvre ce terme ? Les exigences de l’arrêté du 18 mars 2011 (« les animaux doivent être entretenus et entraînés dans des conditions qui visent à satisfaire leurs besoins biologiques et comportementaux, à garantir leur sécurité, leur bien-être et leur santé ») fixent, pour chaque espèce, un niveau technique de conditions d’hébergement.
A la suite de la position exprimée par la FVE et à la lumière de ces deux définitions, la profession doit se faire entendre, éclairée des éléments scientifiques actualisés.
Comme souvent dans notre pays, les textes de loi sont nombreux mais leur application dénuée de moyens suffisants. Il est cependant évident que le contrôle des installations itinérantes est plus complexe que celui des installations fixes.
La préservation d’animaux sauvages dans leurs biotopes originaux est une priorité, le prélèvement d’animaux pour le spectacle de cirque contrevient à toute politique de préservation. Les vétérinaires ne peuvent qu’approuver l’interdiction des animaux sauvages prélevés dans la nature.
Des normes excluant tout amateurisme
En ce qui concerne les conditions d’entretien nécessaires au bien-être des animaux dans les installations itinérantes, les contraintes imposées par les normes visées à l’arrêté du 18 mars 2011 paraissent dissuasives de tout amateurisme, lorsqu’elles sont respectées.
La gestion de ces populations dans une base de données unique viendra renforcer ces dispositions.
Nous ne partageons pas l’avis selon lequel l’interdiction des installations itinérantes représenterait une amélioration du sort de ces animaux.
Le devenir de ces animaux, si l’interdiction de leur présence dans les spectacles intervenait, ne semble guère préoccuper les militants de l’interdiction. En revanche, nous nous interrogeons sur les conditions dans lesquelles ils pourraient poursuivre leur vie. La remise en liberté dans le biotope originel est une utopie vouée à l’échec et les structures d’accueil ne paraissent pas dimensionnées pour un placement massif, cela sans même envisager le modèle économique de cette action.
Plus largement, la question qui nous est posée est celle de l’acceptation de la présence d’animaux sauvages ou non dans les spectacles. La volonté abolitionniste de certains est liée à leur conviction d’une maltraitance obligatoirement associée à l’apprentissage du spectacle. Nous ne partageons pas cette opinion.
Pierre BUISSON, président du SNVEL ; Véronique LUDDENI, vice-présidente du SNVEL, membre du Conseil national de la protection de la nature ; Bruno KUPFER, docteur vétérinaire ; Florence OLLIVET-COURTOIS, docteur vétérinaire. »
Contrairement à ce que prétendent les groupuscules animalistes, il n’y a aucun consensus scientifique sur la question de la présence des animaux dans les cirques.
Il faudrait vraiment manquer de discernement pour interdire de quelque manière que ce soit de si beaux spectacles. Quand je regarde le dernier festival de Monte-Carlo à la télé, je suis enthousiaste et beaucoup de téléspectateurs aussi !
J’espère que le gouvernement ne tombera pas dans le piège tenu par les militants de la protection animale, car, en fait, nous savons tous que ces animaux ne sont pas maltraités. Et si les vétérinaires constataient de tels actes, ils ne manqueraient pas de le faire savoir.
Or à ma connaissance, je n’ai jamais vu aucun vétérinaire faire état de maltraitance.
On n’interdit pas des numéros artistiques sur d’aussi maigres certitudes ou plutôt hypothèses, qui relèvent de la croyance et en aucun cas des faits tels que je les connais.
Voilà.
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