La presse ment.
1. Les voeux des communes appelant l’État à légiférer sur les cirques ne sont en aucun cas des « interdictions ». Quoi qu’en disent les élus locaux en mal d’électeurs, et des journalistes qui ont troqué leur déontologie pour des habits de militants politiques, aucune commune ne peut censurer les spectacles de cirque.
2. Le décompte des 350 communes est faux ; il mériterait un examen approfondi. Les décomptes réalisés jusque-là par des militants étaient souvent erronés, voire falsifiés.
Quoi qu’il en soit, 350 communes, cela ne représente que 1% des 35.000 communes françaises. La « multiplication » des communes souvent évoquée par des journalistes en mal de sensationnel n’est donc qu’une toute petite vaguelette. Paris n’a au demeurant rien interdit, mais proposé de l’argent du contribuable parisien aux cirques acceptant ses conditions. Seul un cirque les a acceptées à ce jour.
3. Les pouvoirs publics ne vont pas édicter d’interdiction générale. Nous rappelons à la presse que le ministre de l’Intérieur a répondu à une question écrite dans une réponse publiée au JO le 30 avril 2019. Voici le message essentiel de ce texte :
« L’activité des cirques détenant des animaux sauvages en France est strictement encadrée et réglementée par les prescriptions de l’arrêté ministériel du 18 mars 2011 fixant les conditions de détention et d’utilisation des animaux vivants d’espèces non domestiques dans les établissements de spectacles itinérants. Ce texte impose des prescriptions précises en termes de confort et d’espace de vie des espèces d’animaux qui participent à l’activité de spectacles de cirque, tout en imposant également des précautions en matière de sécurité du personnel et du public fréquentant ces établissements. Le responsable de l’entretien des animaux doit par ailleurs être titulaire d’un certificat de capacité pour la présentation au public mobile des espèces non domestiques exposées en spectacle et l’établissement doit disposer d’une autorisation préfectorale d’ouverture pour pouvoir exercer cette activité. Le Gouvernement est sensible à la prise en compte du bien être animal dans notre société. Cette question est aujourd’hui une préoccupation grandissante de l’opinion publique, qui s’exprime également sur la situation des animaux des cirques. Un certain nombre d’États membres de l’Union européenne ont déjà mis en place une interdiction totale ou partielle d’utilisation des animaux sauvages dans les cirques. En France, les circassiens rencontrent des difficultés face au refus croissant des maires d’autoriser l’installation de cirques sur le territoire de leur commune alors même que la plupart de leurs établissements, régulièrement contrôlés, sont en conformité avec la réglementation. Or, en l’état actuel du droit, une interdiction générale de cirques avec animaux n’est pas recevable, du moins bien entendu pour les cirques qui respectent la réglementation et ne présente pas de risque pour la sécurité. Les éventuelles décisions d’interdiction restent donc illégales. »
On serait reconnaissants aux journalistes d’arrêter de dire ou d’écrire un peu n’importe quoi au détriment d’artistes qui ne leur ont rien fait. Le pouvoir de désinformation est un pouvoir dont il ne faut pas abuser.
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