L’Association de défense des cirques de famille a demandé officiellement à la Première ministre de faire partie de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, actuellement en cours de renouvellement.
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Nous voulons absolument y être.
Les troupes de cirque sont très majoritairement des citoyens itinérants. Un nombre non négligeable appartient également à la communauté des gens du voyage. Or, ces derniers continuent dans notre pays à subir des brimades qui confinent à la « ségrégation » raciale et communautaire.
Dans un rapport publié fin 2021, la Défenseure des droits recensait les discriminations les plus significatives subies par les gens du voyage :
- « Des refus d’autorisation d’urbanisme et/ou de raccordement aux réseaux non fondés sur les dispositions du droit en vigueur (ex. : refus d’autorisation d’urbanisme sur des terrains constructibles) ;
- Le classement au plan local d’urbanisme (PLU) de parcelles détenues par des personnes itinérantes en zone inconstructible, alors que les parcelles voisines sont maintenues en zone constructible ;
- La préemption par la SAFER de parcelles que voulait acquérir des voyageurs, alors que les parcelles voisines ont pu être vendues à d’autres particuliers ;
- L’interdiction d’installer des caravanes sur des terrains privatifs pour une durée supérieure à 3 mois ;
- Le refus d’avancer dans une procédure d’embauche bien engagée à partir du moment où la personne déclarait appartenir à un groupe de « gens du voyage » ;
- Des refus de scolarisation ;
- Des refus de soin, etc.
Alors que les témoignages et différentes études sur le ressenti des « Gens du voyage » en matière de discriminations sont accablants, le Défenseur des droits constate que ces principaux intéressés exercent rarement des recours pour faire valoir leurs droits et qu’ils saisissent peu l’institution (….)
Il a été rapporté, lors d’une consultation menée auprès des associations de « Gens du voyage », le cas d’une mairie ayant affiché dans l’ensemble de la commune une interdiction de stationnement visant expressément les « Gens du voyage » ».
L’absence de réaction des citoyens itinérants face à ces situations injustes est normale.
Aucune des différentes plaintes que nous avons pu déposer précisément dans des cas comme ceux évoqués n’a eu de suites. Les gens du voyage en déduisent que les magistrats et l’administration font bloc entre eux pour se soutenir : une sorte de collusion à visée raciste, en somme. Pourquoi les gens du voyage saisiraient-ils des gens en qui ils n’ont aucune confiance ? « Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour », a écrit Pierre Reverdy. C’est pareil pour la confiance.
Et c’est précisément dans ce but que nous voulons être nommé à la CNCDH. Pour être à l’intérieur, pour y porter la voix des discriminés, des rejetés du système. Et aussi pour montrer à ces personnes injustement discriminées que le système peut aussi évoluer, et qu’il faut, en dépit de tout, lui faire confiance.
Madame la Première ministre, il n’y a pas de confiance, à l’Assemblée nationale ou ailleurs. Il n’y a que des preuves de confiance. Montrez-nous que l’on peut vous faire confiance, et nous vous ferons confiance.
Et mieux : faites-nous confiance !
j’espère pour vous quelle vas satisfaire votre demande
c’est simplement la reconnaissance de votre façon de vivre
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une evidence et esperons que vous y soyez
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