Auteur à succès, Christian Bernadac a consacré plusieurs de ses ouvrages à la Déportation et aux horreurs de la Shoah. L’un de ses livres, moins connu, traite d’un « holocauste oublié » : celui des tziganes.
Il faut lire le livre de Christian Bernadac.
Nombreuses sont les familles du cirque qui furent les victimes de la barbarie nazie, au même titre que les Juifs : Dubois, Dumas, Dassonneville, Renold, Falck… Toutes ces familles étaient françaises, souvent depuis près de 1 000 ans. Mais elles avaient le malheur, aux yeux des nazis, d’avoir un mode de vie différent, d’être des citoyens « itinérants », des gens du voyage. Bref des gens qu’il faut éliminer parce qu’ils ne vivent pas « comme nous ».
On est au XXIe siècle et on veut espérer que tout cela a disparu. En réalité, rien n’a disparu. Les citoyens itinérants, et parmi eux les artistes de cirques, peuvent témoigner de leur quotidien, fait d’injures, de quolibets et de haine. Pour de nombreux agitateurs fanatiques, la cause animale n’est qu’un prétexte pour exprimer leur haine de l’autre.
Si la déportation des tziganes est tombée dans les oubliettes de l’Histoire, le racisme extrême, qui trouva son apogée avec les nazis, n’a pas disparu. C’est tellement vrai qu’un jour, l’avocat de notre association reçut, en conseil de l’ordre, ce « conseil » de la part de la bâtonnière, Me Blan…-Ma… : « Un avocat ne doit pas montrer les images d’enfants tziganes déportés sur Facebook, cela ne se fait pas ». Mais si ça se fait ! La lutte contre l’oubli passe par le rappel, à l’aide d’images, de témoignages et de mots, fussent-ils choquants, n’en déplaise à cette avocate.
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Pensons aussi à Alexandre Romanès, directeur du merveilleux Cirque Tzigane, écrivain et poète édité à la prestigieuse NRF chez Gallimard, qui ne parvient pas à organiser une tournée parce que le mot « tzigane » fait fuir toutes les villes (nota : ce cirque n’a pas d’animaux, il est donc impossible d’utiliser ce faux prétexte).
Il faut remercier Christan Bernadac d’avoir consacré un peu de son temps à l’histoire de la persécution des tziganes. À l’époque de la parution de l’ouvrage l’éditeur résumait ainsi le propos de l’auteur :
« Sait-on que les autorités françaises avaient commencé l’internement « des Nomades » dans de véritables camps de concentration français, construits sur le territoire français dans les mois qui ont précédé la Seconde Guerre mondiale ? Christian Bernadac a retrouvé les archives de ces camps, que l’on néglige aujourd’hui encore de mentionner. Ces documents, et un ensemble inégalable de témoignages, ont permis à l’auteur de retracer dans « L’Holocauste oublié » la longue persécution de ces familles marquées, depuis « la fuite indienne », par une malédiction, en de nombreux points comparables à celle qui frappa la race juive. « L’Holocauste oublié », une révélation qu’il faut - enfin - avoir le courage de découvrir et de lire. »
On pourrait ajouter que le dernier camp de déportation français (oui, nous disons bien français), ne ferma ses portes que bien après la Libération, en 1946.
Ce post est un hommage aux descendants de ces déportés, à leurs familles, et à ceux qui luttent contre l’oubli de « l’holocauste » dont ces gens furent victimes.
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À lire et à relire, ce texte d’une élève de 3ème exposant le sort des tziganes pendant la Seconde Guerre mondiale : cliquer ici.
quelle misére
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et aujourd’hui , c’est le vacciné contre le non-vacciné . le citoyen modèle qui a son pass et droit à tout et le mauvais citoyen exclu de toutes activités sociale . ça avait commencer comme ça avec les juifs pendant la 2eme guerre , interdit de théâtre , mussées etc … nous n’avons rien retenus du passé . les gens continus inlassablement à détester ceux qui ne pensent ni n’agissent comme eux .
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