À la suite des annonces gouvernementales et du confinement imposé jusqu’au 1er décembre, au moins, les locaux parisiens d’Artcena sont fermés au public. L’équipe dirigée par Gwenola David, en télétravail, est cependant mobilisée pour accompagner les cirques dans cette période difficile.
Les cirques, eux, ont replié leurs chapiteaux pour la 4ème fois : après les attentats de 2015 qui ont désorganisé leurs tournées, le mouvement des gilets jaunes, les grèves liées à la réforme des retraites et le 1er confinement, les voilà à nouveau durement touchés, cette fois par la 2ème vague de la pandémie de covid-19. À la différence de beaucoup de commerces, leurs frais fixes peuvent difficilement être réduits : la plupart des artistes ne bénéficient pas du statut des intermittents du spectacle et ne sont pas salariés, et les animaux mangent toujours autant. Seuls les frais de gazoil liés aux déplacements peuvent être économisés. Après 4 interruptions, la trésorerie des cirques est exsangue.
L’État doit aider les cirques et les associations qui les représentent, comme il le fait avec tous les autres secteurs de l’économie, sans exception. Sur les 420 millions promis au seul spectacle vivant, les cirques, 1er spectacle vivant en France, n’ont pas vu la perspective d’un seul euro dirigé vers leur secteur d’activité, pour les aider à survivre. Dans quelles poches va cet argent ? Nous avons faim.
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