Une parlementaire avait posé une question écrite portant sur la présence d’animaux sauvages dans les cirques français. Le 15 octobre 2019, Brune Poirson, secrétaire d’État auprès d’Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique, a répondu de la manière la plus claire :
1° Tout d’abord, la ministre rappelle que, « l’activité des cirques détenant des animaux sauvages en France est strictement encadrée et réglementée par les prescriptions de l’arrêté ministériel du 18 mars 2011 fixant les conditions de détention et d’utilisation des animaux vivants d’espèces non domestiques dans les établissements de spectacles itinérants. Ce texte impose des prescriptions précises en termes de confort et d’espace de vie des espèces d’animaux qui participent à l’activité de spectacles de cirque ».
Après avoir rappelé qu’il existe déjà une réglementation (ce que certains semblent délibéremment ignorer), la ministre poursuit.
« Les éventuelles décisions d’interdiction restent illégales »
2° « En l’état actuel du droit, une interdiction générale de cirques avec animaux n’est pas recevable, du moins bien entendu pour les cirques qui respectent la réglementation et ne présentent pas de risque pour la sécurité. Les éventuelles décisions d’interdiction restent donc illégales ».
Avis aux maires en mal d’électeurs : être dans l’illégalité ne rapporte aucune voix. Enfin, la ministre conclut en rappelant que le gouvernement a beaucoup travaillé sur le sujet, en liaison avec les professionnels du cirque et les associations d’amateurs aimant les animaux.
3° La « commission nationale des professions foraines et circassiennes le soin de travailler sur le sujet. Installée début 2018 suite aux conclusions d’une mission interministérielle, cette commission, présidée par un préfet et réunissant la profession, l’État et les élus, permet d’appréhender dans leur globalité les difficultés rencontrées par la profession circassienne, notamment celles relatives à la sécurité. des professionnels du cirque. Puis en avril 2019, un groupe de travail sur la gestion du bien-être de la faune sauvage captive a été mis en place, sous l’égide du ministère de la Transition écologique et solidaire. La question de la détention de ces animaux dans les cirques y sera abordée. Ce groupe est chargé de faire des propositions d’amélioration ».
L’objectif est donc clair : il s’agit, pour le gouvernement, d’améliorer la situation des animaux sauvages dans les cirques. Les cirques de France partagent collectivement cet objectif. Ils espèrent parvenir à une solution qui satisfera les parties prenantes, qui mettra fin au torrent d’injures et de mensonges dont ils sont l’objet de la part des 20.000 agitées frénétiques de la cause animale, et surtout, qui sera financée.
Lire la réponse ministérielle complète ici : https://d.pr/f/ck71dI
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