
La ségrégation dont les cirques et spectacles itinérants sont les victimes dans un trop grand nombre de villes devrait interroger une société démocratique moderne comme l’est - ou prétend l’être - la France.
Le fait d’être citoyen itinérant, et non pas sédentaire, est un choix de vie, hérité d’une longue tradition ou décidé un jour par une famille.
Ce choix est libre et ne devrait pas emporter des conséquences fâcheuses pour ceux qui choisissent de vivre sur les routes, plutôt que d’habiter un appartement. Or il n’en est rien.
Le débat sur la cause animale a un peu trop tendance à masquer cette réalité. En refusant les animaux, les élus locaux s’offrent à bon compte le refus de toute forme d’itinérance, qui est souvent leur véritable objectif. Nous en avons la preuve tous les jours. Les spectacles ne faisant pas appel à des animaux (Monster Trucks, expositions de dinosaures, cascades autiomobiles) ont autant de difficultés à s’implanter quelques jours dans une commune, que les cirques hébergeant des animaux (même si, il est vrai, ils ne sont pas la cible des « tricoteuses » de la cause animale). En bref, c’est l’itinérance qui pose problème. La cause animale est un bon prétexte pour se débarrasser de ces itinérants qu’on ne veut pas voir.
Par ailleurs, pour une part non négligeable, les agitateurs de la cause animale sont constitués de personnes qui, à travers la défense des animaux, ont pour seul but de s’en prendre à l’itinérance, c’est-à-dire aux « manouches », aux « voleurs de poules »… Leur motivation est limpide : ce sont des racistes, souvent d’ultra-droite, qui font parfois référence à l’assassinat de masse des gens du voyage à partir de 1934/35 dans l’Allemagne nazie.
C’est la raison pour laquelle nous demandons à participer aux travaux de la Commission nationale consultative des droits de l’homme. Il y a un angle mort dans les politiques publiques pour traiter de manière égale les citoyens sédentaires et les citoyens itinérants, tout en prenant en compte leurs différences.
Ainsi, les mêmes personnes qui s’étonnent que l’on mette des terrains (payants !) à la disposition des citoyens itinérants, ne s’étonnent pas de disposer d’un « bateau », financé par la collectivité, pour accéder à leur propriété. C’est pourtant la même chose.
Pour les 500 000 Français citoyens itinérants, l’article 1er de la déclaration des droits de l’homme reste un objectif à atteindre. Et il y a encore loin de la coupe aux lèvres…
« 39-45 : remember » : l’allusion est limpide.







une guerre n’a pas suffi , des gouvernement incompétent voilà notre pauvre france aujourd’hui
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cette haine des cirques , des gitans , des gens du voyage est recurrente et malsaine
a letat, aux tribunaux de condamner ces appels a la haine et detre exemplaires
oui vous devez etres aux instances des droits de l’homme en france qui ne sont pas respectees sur ce sujet
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