Le harcèlement anti cirques commence à bien faire !

À la faveur de l’été, certains groupuscules s’autoproclamant « vétérinaires diplômés de chez Wikipédia » ont décidé, à nouveau, de s’en prendre aux cirques.

Anthony Dubois, président de l’Association de défense des cirques de famille.

Nous avons accepté les termes de la loi du 30 novembre 2021, qui interdit la présentation d’animaux « sauvages » au public à partir du 1er décembre 2028, à condition que l’on cesse de nous harceler et que l’on soit accueillis dans les communes qui jalonnent nos tournées.

Nous recevons chaque année 13 millions de spectateurs sous nos chapiteaux.

Nous avons obtenu la promesse du gouvernement qu’il en irait ainsi. Cette promesse n’est pas tenue.

En conséquence, nous réfléchissons à des actions sur le terrain visant à bloquer le chassé-croisé de la fin juillet, avec le soutien de nos amis forains et des gens du voyage, si les choses n’évoluent pas très rapidement dans le bon sens. Nous ne nous laisserons pas faire, que ce soit par les « diffamateurs du dimanche » qui inondent les kommandantur de leurs lettres de dénonciation et de leurs tweets injurieux, ou par les maires et certains préfets qui les aident en sous-main.

Les entraves à la liberté de diffusion de la création artistique sont un délit (art. 431-1 du code pénal). Les empêchements opposés à l’installation des cirques, parce que ce sont des cirques, constituent des actes de discrimination passibles de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 d’emprisonnement lorsqu’ils sont le fait d’élus (art. 225-1, 225-2 et 432-7 du code pénal).

Nous dénonçons la collusion entre la Justice et le gouvernement pour ne jamais donner suite à nos plaintes. La Justice judiciaire n’est pas indépendante. Il y a une discrimination d’État, sciemment organisée à l’initiative de hauts fonctionnaires à l’encontre des citoyens itinérants. Chaque année, le rapport du Défenseur des droits dénonce ces discriminations d’État. Aux États-Unis dans les années cinquante, on appelait cette politique la « ségrégation ».

Quant aux journalistes, si prompts à clouer au pilori tel cirque qui n’a pas payé son parcmètre en s’installant sur un terrain public inoccupé (n’est-ce pas « Le Parisien » !?), on ne les voit jamais dénoncer publiquement l’épicier du coin qui n’a pas payé son dernier loyer. C’est tellement facile de s’en prendre à ceux qui ne peuvent pas se défendre, n’est-ce pas !?

Ne vous demandez pas pourquoi, comme par hasard, ce sont des journalistes et des magistrats qui font preuve de veulerie. L’ensemble des journaux a été épuré en 1945, tellement il y avait de collabos dans la presse ; quant à la magistrature, elle n’a jamais été épurée. Costa Gavras a dénoncé ce fait historique en conclusion d’un de ses films (« Section spéciale », 1975) ; nous n’inventons rien.

Parmi les citoyens itinérants, les gens du voyage sont bien placés pour savoir tout cela. Ils ont été déportés dès 1940, à l’initiative du gouvernement et de la police de Vichy, et maintenus en détention jusqu’à la fin 1946, deux ans après le débarquement, par les pouvoirs publics français (pas par les nazis !). Et encore, cela n’a concerné que les survivants, beaucoup étant morts des suites des traitements inhumains subis sous le joug des gardiens français.

Nous demandons au gouvernement français d’appliquer l’article 1er de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen (même itinérant). Ni plus ni moins. Nous sommes conscients qu’en demandant l’application, en France, de l’article 1er de la déclaration des droits de l’homme, nous demandons beaucoup à un gouvernement dont certains membres méprisent « ces gens-là ». Quelques uns parmi nous font aussi partie de « ces gens-là ».

Il y a trop de « gens » méprisants dans ce gouvernement.

Rendez-vous fin juillet sur les routes.

Anthony Dubois, président de l’Association de défense des cirques de famille, membre de la Commission nationale des professions foraines et circassiennes, cofondateur et vice-président du Collectif national des associations de citoyens itinérants (CNACI).

Avec le préfet Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, sur le perron de l’Élysée.

2 commentaires sur “Le harcèlement anti cirques commence à bien faire !

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  1. C’est a nous citoyen de soutenir les cirques en ecrivant aux mairies qui rejettent , sur fbook on se fait insulter pour le soutien legal aux circassiens VIVE LE CIRQUE AVEC ANIMAUX NE LACHEZ RIEN

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  2. pour moi un seul mot d’ordre on n’écoute pas le monde du spectacle vivant
    la seule façon bloquer mais en force .
    j’ai ecrit par mail aux mairies il ne répondent pas, les écolos, les animalistes les tiennent par leurs voix les maires.

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